1991 * Jean-Louis, un Nègre Pièce d Inde

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La pièce de JEAN LOUIS ,Un  Nègre pièce d’Inde de Lucie JULIA s’inspire de faits historiques réels qui se sont déroulés pendant la période révolutionnaire en Guadeloupe sur le territoire de la commune de Sainte Anne . C’est une production littéraire et artistique essentielle car elle participe à l’effort de réappropriation par le peuple guadeloupéen de son patrimoine culturel et historique. Il s’agit de la problématique “ liberté savane” ou “ liberté générale”. C’est que , dans l’ensemble de ses écrits où Lucie JULIA présente toujours les protagonistes de ses histoires dans la diversité de leur dimension humaine,elle réalise ici de façon sublime la rencontre du profond engagement social avec l’émouvante manifestation des sentiments humains. A partir de minces bribes livrées par les documents historiques,Lucie JULIA crée de toute pièce JEAN LOUIS vivant, intime. Elle donne tout simplement une dimension d’humain au personnage historique. Cela rend plus fort le message et met en relief  de façon évidente une question ancienne et actuelle à la fois: la question de l’aliénation.

M et Mme Vallancourt : José PIERRE JUSTIN , Eliane ARNELL KANCEL

   FESTAG 91 ( Festival de Théâtre de la Guadeloupe)   Jean-Louis, un nègre pièce d' Inde   selon FRANCE –ANTILLES                          La troupe " Pawol a Neg Soubarou ", a lancé le forum  Théâtre du Festag mardis soir , au Centre des Arts et de la Culture, avec la pièce " Jean-Louis, un nègre pièce d' Inde ” Six mois de préparation dans  I 'atelier  théâtre de Sainte-Anne et les dix acteurs de la troupe sont” au top " , Certes le travail a été laborieux, parfois pénible, mais les efforts ont été payants et tout le monde est satisfait. D'abord ceux qui étaient sur scène mais aussi le public heureux mardi soir de voir des Guadeloupéens capables de réaliser une telle prestation. Le mérite en revient à la troupe mais également à Lucie Julia auteur -de la Pièce, ainsi qu'à Harry KANCEL  pour la mise en scène, et aux autres membres de l'équipe de recherche qui ont travaillé  avec eux pour le rassemblement des documents historiques. la scène se Passe sur I' habitation de M. de Vallencourt à " Gissac " Sainte-Anne en 1797.Le décor est d'abord un musée où une jeune antillaise découvre les personnages de l'époque : un propriétaires terrien et sa lemme entourés de leurs esclaves et de tous ceux qui gravitent autour du domaine. La visiteuse Prend le livre de l'économe et se met à lire. Finalement elle entre dans I’ histoire et devient un Personnage important : Maéva à Partir d'un fait historique Une histoire d'amour sert de trame, celle de Jean-Louis et Maéva sa femme, document basé sur un fait historique : (la révolte des esclaves à Gissac et un rappel des traditions et des mœurs de l'époque). Afin de récréer le contexte€ de l'époque, on a fait appel à Camélia Beausivoir, la seule couturière du département à posséder ces costumes d’antan  grâce à une dizaine d’acteurs interprétant plusieurs rôles, toutes les classes sociales sont représentées : les grands propriétaires blancs, les Petits blancs qui assurent les fonctions de contremaitres ou d'économes. Entre eux règne un conflit latent. Les  « blancs moutons France » comme les appellent les propriétaires ont
une soif de pouvoir et de richesse. Ils envient les grands blancs et n'arrivent à se valoriser qu'en face des mulâtres et surtout des " nègres " esclaves qu'ils traitent sans Pitié. Les esclaves, qui assurent la richesse de la propriété, sont eux méprisés et considérés comme du bétail. Beaucoup sont résignés à vivre dans ces conditions inhumaines. Certains comptent obtenir une " liberté savane D ou liberté contrôlée que leur promettent les maitres en échange de petits services ou de la délation. L'esclave Jean-Louis, lui, refuse la liberté à ce prix. " D'ailleurs la liberté n'est Pas quelque chose qui se donne, cela se prend, elle se gagne se  dit-il. Par ce langage, il entraine les autres à le suivre. Chacun fait son travail de propagande ou de rassemblement.
Le grand kalanda de la liberté est prévu un soir, tout est prêt. ..malheureusement l'esclave Raymond à qui l'économe a fait miroiter les avantages de la " liberté savane " qui lui a été promise dénonce ses" frères ".La milice arrête les meneurs sous ordre de I ’assemblée coloniale. Jean-Louis est condamné à être trainé devant l'église du bourg . au vu et au su de tous, la corde au cou et à demander pardon à I’ Eglise, à la Justice et aux maitres avant d'être pendu. Son corps est finalement exposé sur la route menant à l'habitation afin de servir d'exemple. Toute cette histoire a été " revécue " en moins de deux heures, avec un décor pourtant très simple, une musique à base de percussion intégrée dans la pièce et des comédiens amateurs qui ont fait, preuve de grand talent, surtout dans les expressions gestuelles... Le public a su apprécier applaudir leur prestation à sa juste valeur. Si les autres pièces égalent celle-ci en qualité les amoureux du théâtre  garderont un grand souvenir de  ce
Festag. Le théâtre pawól a neg soubarou de Sainte-Anne annonce la couleur de ce Festag 91.

Auteur :Lucie JULIA . Metteur  en scène: snographe : Harry KANCEL Musique et chants:José MARAGNES, Patrick MONTOUT  .Costumes et accessoires: Camélia GARCIA BEAUSIVOIR .Costumières: Anne  CHIPOTEL-SYLVESRE, Nicaise BOURGUIGNON  .Distribution :Harry KANCEL, José MARAGNES, Rudy GREGO, Gilles MINEAS, Martine SYLVESTRE, José PIERRE JUSTIN, Sylviane SALCEDE, Thierry LABRY, Jacky VESPUS , Eliane ARNELL KANCEL,

 Eliane ARNELL KANCEL, Sylviane SALCEDE des esclaves-jardin Zoflora( marchande d'herbes):  Eliane ARNELL KANCEL

Jean Louis et Méva : José  MARAGNES, Martine SYLVESTRE M et Mme Vallancourt : José PIERRE JUSTIN , Eliane ARNELL KANCEL Habillage

Gilles MINEAS jean louis Raymond : Jacky VESPUS

costume esclave homme costume esclave homme  
costume économe costume esclave homme  

 

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